Quelle est la proportion des tonneinquais qui savent à quoi sert l'élection cantonale ?*

En 2004, l'abstention avait été de 32,66% au premier tour, et de 28,32% au second tour.

La même année, il y avait eu 28,45% d'abstention à l'élection régionale en Lot-et-Garonne, qui devait se tenir le même jour que le premier tour de la cantonale.

Cette fois ci, il n'y aura pas d'élection régionale en même temps que l'élection cantonale, et l'abstention devrait donc augmenter, d'autant plus que cette élection risque de ne pas galvaniser les masses, qui ont tendance à se détourner du politique, après le pic de participation de la présidentielle de 2007.

Le département a pourtant un rôle non négligeable dans la gestion des budgets sociaux (aide aux personnes âgées...), mais aussi des infrastructures de transports, et bien d'autres domaines.

La majorité du Conseil général de Lot-et-Garonne avait basculé à gauche lors des dernières cantonales.
Certaines politiques sont modifiées depuis (transports scolaires...), mais il est difficile d'apprécier le changement.
Il n'est pas certain qu'entre une majorité de droite et une majorité de gauche, il y ait dans l'action, et même dans la réflexion, une différence énorme.
On le voit par exemple pour le dossier LGV : droite et gauche soutiennent majoritairement la création d'une ligne nouvelle avec gare en dehors d'Agen.

Les différences de fond sont plutôt à chercher entre les candidats à vocation majoritaire, qu'ils soient de droite ou de gauche, et certains autres (extrême droite, extrême gauche, écologistes).

Quelle importance donner à l'étiquette des candidats, et à leur personnalité ?

  • Les candidats seront généralement amenés, s'ils sont élus, à se fondre dans leur groupe politique d'appartenance, ce qui diminue l'importance de leur personnalité pour les choix généraux du Conseil général.
  • L'appartenance au groupe politique qui sera majoritaire, mais aussi son talent personnel, peuvent permettre à l'élu d'obtenir davantage pour son canton.

Bref, pour les candidats réellement éligibles, la personnalité n'est pas négligeable.
Pour les autres, les candidats minoritaires, qui ont très peu de chance d'être élus, on peut les choisir au premier tour en fonction surtout de leur étiquette.

A noter aussi : si la gauche ne gagne pas les élections législatives de 2012, la réforme des collectivités locales pourrait suivre son cours, et cette élection cantonale serait la dernière ; il y aurait une élection "territoriale" en 2014 (dans trois ans seulement !) ; les candidats à l'élection cantonale qui arrive doivent penser qu'elle peut être pour eux un prélude à l'élection du conseiller territorial, qui représentera Tonneins (et probablement aussi Clairac) au Conseil général et au Conseil régional à partir de 2014.

Bon, j'ai planté un peu le décor.
Dans les deux mois qui viennent, les candidats révèleront leurs arguments. Enfin, il n'y aura probablement pas de révélation fracassante. Il faudra lire entre les lignes... Je m'y essayerai !

Liste des candidats déclarés, pour l'instant et d'après mes informations, puisées dans "Sud-Ouest" : Mme Bize, maire de Clairac et conseillère sortante, M. Moga maire de Tonneins, le jeune Bousquet-Cassagne (Front national), un tandem écolo-gauche Lougnon-Féral.


* Réponse : elle sert à désigner les conseillers généraux, qui dans l'assemblée (mal) nommée "Conseil Général" gèrent le département.
Le canton de Tonneins inclut notamment Clairac et va jusqu'à Lafitte.