Il y a deux problèmes différents :

1) celui que le Maire met en avant : les charges de centralité (les communes rurales rechignent à payer pour des services spécialisés assurés par la commune centre).
Ce problème ne peut être résolu que par l'intercommunalité, dont c'est une - la  ? - raison d'être.

Le Maire l'a dit : la CCVG (Communauté "Val de Garonne") ne veut pas, pour l'instant, prendre la compétence des écoles de musique ou d'art.
Il y a aussi toujours le problème qu'une bonne partie du bassin de vie tonneinquais n'en fait pas partie (ex : Puch d'Agenais, Clairac...).

Cette situation anormale est la conséquence de mauvais choix, dans le passé, de la ville de Tonneins : l'adhésion à "Val de Garonne" sans y amener son bassin de vie, et sans garantie de réprésentation équilibrée au conseil communautaire (Tonneins n'y a que 4 délégués, le même nombre qu'une commune de 100 habitants !).

La mairie de Tonneins doit assumer ses erreurs passées (même s'il s'agissait d'une autre équipe municipale), plutôt qu'envoyer les bénévoles de l'Ecole des Arts à la chasse aux sponsors introuvables !

Si elle n'arrive pas à convaincre les communes de son bassin de vie de contribuer à l'Ecole des Arts, la mairie de Tonneins doit payer les charges de centralité tant qu'il n'y a pas un découpage intercommunal plus conforme à la géographie, et une vie communautaire plus démocratique. Cela prendra des années, mais tant pis !

Il y a bien une alternative : refuser les élèves des communes voisines. Mais ça ne diminuerait pas les coûts proportionnellement à la diminution du nombre d'élèves. Et ce serait un très mauvais coup pour le rayonnement et la réputation de Tonneins, donc finalement, à terme, pour l'économie de la ville.

2) le choix de favoriser une association plutôt qu'une autre, d'aider une activité plutôt qu'une autre ; là, c'est de la politique (au sens noble) : apprendre la musique, le théatre ou la danse à nos jeunes, à un prix raisonnable pour les familles... certains diront que c'est prioritaire, d'autres non...