Désolé d'annoncer un évènement passé ! Ce film était donné hier à Lagruère, pour clôturer la "Semaine du Développement durable", par le Club Connaître et protéger la nature  à Lagruère

"C'est Bernard Lataste qui l'a réalisé et l'a tourné dans la région de Cocumont.

il parle vrai et il retrace l'évolution de l'agriculture dans les années 1970.

C'est un témoignage poignant sur les gestes d'autrefois et les traditions .

les images sont belles et la musique ajoute de la poésie au film qu'il faut voir absolument."

Dans l'exploitation de Cocumont, les deux fils gagnent désormais leur vie à l'extérieur, alors que l'un des deux avait commencé à prendre la succession de la ferme. Mais, entre autres à cause de la crise viticole, elle ne dégage plus un revenu suffisant.

Hier à Lagruère, après le film, il y avait un débat, animé avec maestria par Jean-Marie Richon, avec une forte présence d'hommes et de femmes qui ont connu le type d'exploitation agricole familiale montré par le film. Type d'exploitation qui semble donc moribond, et c'est bien toute la question ! 

Or, aux murs de la salle où se tenait cette soirée, une des affiches de la campagne "Développement durable"  proposait peut-être une solution : "Consommez des fruits et légumes locaux et de saison !".

Eh oui, si les campagnes "DD" (Développement Durable) arrivent à convaincre, sur ce sujet, une part suffisante de la population, c'est toute notre agriculture qui peut se refonder :
Par exemple, les consommateurs de Tonneins, devenant "consomm-acteurs", vont acheter des fruits et légumes du Tonneinquais ou d'à côté, au lieu d'acheter des kiwis de Nouvelle-Zélande, des pommes de Chine, des oignons d'Argentine...

Comme "consomm-acteurs", ils feront aussi attention à ne pas acheter de produits gorgés de pesticides ou forcés aux nitrates, acceptant même de payer plus cher pour cela.
D'où l'émergence d'une nouvelle agriculture de proximité, à tendance plus bio, plus dense en main d'oeuvre que l'agriculture industrielle, souvent céréalière, qui s'est développée par ici depuis quelques décennies.

Si, en plus, au lieu de mal payer des chômeurs à chercher des emplois qui n'existent pas, on arrive à les payer - certes modestement, mais pas plus mal - à travailler dans cette nouvelle agriculture, on peut refaire au 21e siècle le chemin inverse de celui fait au 20e siècle, et la plaine tonneinquaise redevenir, au moins en partie, le bocage maraicher prospère et peuplé qu'elle fut jadis.