Je suis plus à l'aise dans les transports doux qu'à l'abattoir.
Mais quand faut y aller, faut y aller !

Le soir où le Conseil Municipal en a parlé, j'ai failli y aller. En fait, c'était plus pour le PLU que pour l'abattoir.
Mais il faisait si beau que j'ai préféré aller explorer les restes de la voie ferrée Tonneins-Penne, avec son tunnel sous Moncaubet, et son viaduc à l'entrée de Clairac (j'en reparlerai...).

De toute façon, Sud-Ouest fait de bons comptes rendus des conseils municipaux.
Mais parfois, voir les mimiques, ou entendre l'intonation, ou les remarques accessoires, du maire et des conseillers, ça peut aider à lire entre les lignes.

Le projet d'abattoir tonneinquais est ambitieux. Il semble aller à contre-courant.
Marmande et Villeneuve-sur-Lot ont fermé le leur.
J'ai lu qu'à Bordeaux, Juppé se posait des questions sur le bien-fondé de l'abattoir bordelais.
Où va-t-il falloir aller tuer nos bêtes ? Il en reste un à Agen ?

Pour la santé et pour économiser les ressources naturelles, il faut manger beaucoup moins de viande, mais de la bonne viande, de bêtes qui ne sont pas traitées comme une matière première industrielle.

Et déporter à diable vauvert les bêtes qu'on veut abattre, ça fait plutôt partie d'un système d'élevage de masse, hyper-industriel, très bon pour alimenter les MacDo à prix réduits, vorace en énergie, stressant pour les bêtes, mauvais pour l'environnement...

Et ceux qui ont quelques moutons (très performants aussi pour tondre nos pelouses de rurbains !), un porc, etc...
Cet élevage domestique, ou artisanal, déjà quasiment anéanti, devrait être  encouragé.
Notre député M. Diefenbacher a-t-il pensé à mettre sur le tapis de l'Assemblée nationale le problème des normes sanitaires ou autres, nationales ou européennes, qui favorisent systématiquement l'élevage et la transformation à grande échelle ?

Bref, un abattoir de proximité à Tonneins, ça devrait plutôt aller dans le bon sens.

Pendant la campagne électorale, M. Moga semblait optimiste, et le projet bien ficelé.
Pourquoi brusquement une forte augmentation du coût d'investissement, qui force Tonneins à crier au secours ?
Appeler la CCVG à l'aide, obtenir qu'elle porte l'abattoir, c'est lui attacher Tonneins par des liens très forts...
Déjà, l'hôpital commun Tonneins-Marmande est invoqué pour stigmatiser un éventuel divorce entre les deux villes. Alors, si en plus il y a l'abattoir !
Du coup, la CCVG va peut-être dire oui...

Une idée : pour éviter de devenir captif de la CCVG à cause de cet abattoir, essayer de le faire porter aussi par d'autres communautés de communes (celles de Clairac, d'Aiguillon, des Côteaux de Gascogne...).
Est-ce que les éleveurs, les artisans, et finalement la population de ces communautés hors CCVG n'y auraient pas intérêt ?