D'après le journal "La gauche tonneinquaise", le maire de Tonneins a refusé qu'un des cinq sièges que Tonneins doit occuper au "syndicat du schéma de coordination territoriale" soit accordé à l'opposition de gauche.
Motif : l'opposition est défavorable à la bretelle d'autoroute.

Il avait déjà été question sur Tonneins-débat de ce projet de bretelle.
La nouvelle majorité du Conseil Général ne le soutient plus :
"La sortie d’autoroute de Tonneins n’est plus dans les cartons du Conseil Général …! c’est celle de Nérac qui tient la corde!", nous dit le site du Parti socialiste de Tonneins-Clairac.

On aimerait savoir pourquoi une sortie à Feugarolles (pour Lavardac-Nérac) tient la corde et pas une sortie à Razimet pour Tonneins. Là, c'est au Conseil général du Lot-et-Garonne de s'expliquer...

Et où en est l'étude qui doit préciser le coût de la bretelle de Tonneins, et ses incidences en termes de nuisances ? Là, c'est la mairie de Tonneins qui peut répondre...

On manque de faits, de statistiques, pour juger. Par exemple, que font actuellement les camions et les voitures qui viennent de Bordeaux et qui vont à Tonneins ? Que font ceux qui viennent de Toulouse et qui vont à Nérac ?

Quel serait le gain réel de ces sorties, en temps de transport ?
Polo tentait d'évaluer le gain kilométrique dans son commentaire à "DE LA BRETELLE AU GUIDON".

Quel en serait le coût financier et environnemental (bruit, danger pour les circulations douces...) ?
N'y a-t-il pas une alternative à la sortie à Razimet, en facilitant la circulation sur Samazan-Le Mas-Tonneins ?

Si on avait plus de données objectives, on pourrait peut-être dire que Tonneins peut se passer d'une sortie à Razimet.
Mais alors, et surtout si Lavardac-Nérac obtiennent, elles, une nouvelle sortie, il faudrait obtenir des compensations pour Tonneins, de la part du Conseil général.

Enfin, tant que la question de la bretelle de Razimet n'a pas été tranchée, on ne va rien faire pour les circulations douces entre le pont de Tonneins et Villeton.
Or, il est important de faciliter la circulation à pied, à vélo, en fauteuil roulant (etc.) sur cet axe, aussi bien pour les trajets de promenade que pour les trajets utilitaires (courses des villetonais et des lagruériens à Tonneins, collégiens...).

Conclusion provisoire :

  • Une nouvelle bretelle coûte cher en argent et en nuisances, mais on ne sait pas combien.
  • Ne pas la faire peut gêner l'économie tonneinquaise, mais on ne sait pas dans quelle mesure.
  • Et continuer à demander une bretelle, alors que le Conseil général n'en veut plus, est coûteux aussi, en immobilisme et en conflits politiques...

Je remonte le message "DE LA BRETELLE AU GUIDON", un des premiers nés sur "Tonneins débat", juste après celui-ci.