Au cours de cette campagne électorale 2008, j'ai participé à plusieurs réunions de chaque liste, et j'ai eu le sentiment agréable d'exister comme citoyen de la ville.
Je sais que je ne suis pas le seul.

Maintenant, une crainte : que le verdict des urnes mette fin dimanche soir à cette période de participation, à ce moment d'écoute de la part des élus potentiels.

Or, je trouve dans les propositions d'une des listes un chapitre "démocratie participative"  :
conseils de quartier, conseil des sages, conseil des jeunes, conseil économique et social.
L'autre liste parle d'un "conseil municipal des jeunes".

Je me doute que faire vivre ce genre de "conseils" est un gros travail, et comporte des coûts.

C'est aussi une discipline pour les élus de ne pas partir tête baissée dans leurs projets, et pour l'administration municipale d'accepter d'ouvrir les dossiers.

Faire fonctionner ces conseils n'est pas spectaculaire.  Le paysage physique de la ville n'en est pas modifié, comme par  la construction de bâtiments.
Mais le paysage humain peut l'être !

Des habitants de la ville qui ne sont pas membres ni sympathisants d'un parti ou d'une liste municipale, ou qui n'ont pas la nationalité française (ou la citoyenneté de l'Union européenne), ou qui ont un préjugé négatif sur "la politique", pourraient participer à ces conseils, pour discuter de problèmes et de projets concrets.

On dit que les tonneinquais s'enferment chez eux. On peut prévoir que la plupart ne participeront pas à ces conseils. En tout cas, au début : si la démarche est menée avec sérieux et suivi, la participation peut augmenter progressivement.

Alors, des liens de respect, d'estime, et de coopération, peuvent se tisser entre tonneinquais, entre voisins, entre générations différentes, entre milieux différents...

Et la municipalité travaille moins à l'aveuglette...