Gustavo Giovannoni n'est pas tonneinquais, ni même français, ni même vivant.
Mais ses idées sont dans des livres, et on peut s'en inspirer...

[p.204 de "L'urbanisme face aux villes anciennes"]

"il faudrait procéder à l'embellissement des rues, en particulier du "mobilier" des places ainsi que des placettes nouvellement créées. [...] Il serait utile d'y disposer [...] les nombreux éléments rescapés des démolitions et des fouilles, qui sommeillent dans les entrepôts municipaux : édicules, fontaines, autels, inscriptions, armoiries, fragments d'architecture, retrouveraient ainsi une providentielle fonction ad ornamentum urbis.   

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Certes Giovannoni était dans un contexte italien, et même romain, où abondent les vieilles pierres.

A Tonneins, on a de vieilles portes en bois, des linteaux en pierre, des ferronneries..., qui ont tendance à disparaître, remplacés, souvent, par des objets en grande série achetés en grande surface, et qui ne cultivent pas du tout l'identité tonneinquaise.

L'essentiel est de créer un réflexe de réutilisation des vestiges qui ont une valeur esthétique.
Cela n'empêche pas les oeuvres nouvelles, qui dialogueront avec l'ancien.